“La dépendance alimentaire” n’existe pas, disent les scientifiques

“La nourriture n’est pas une dépendance … mais manger est: Gorger est une contrainte psychologique, disent les experts”, les rapports Mail Online.

Les nouvelles suivent un article dans lequel les scientifiques affirment que – contrairement à la toxicomanie – il existe peu de preuves que les gens deviennent dépendants aux substances dans certains aliments.

Les chercheurs affirment qu’au lieu de penser que certains types d’aliments sont addictifs, il serait plus utile de parler d’une dépendance comportementale au processus de consommation et de la «récompense» qui y est associée.

L’article est une contribution utile au débat actuel sur ce qui pousse les gens à trop manger. C’est un sujet qui a un besoin urgent de réponses, étant donné l’augmentation du taux d’obésité au Royaume-Uni et dans d’autres pays développés. Il y a encore beaucoup d’incertitude quant à la raison pour laquelle les gens mangent plus qu’ils n’en ont besoin. La façon dont nous considérons la suralimentation est liée à la façon dont les troubles de l’alimentation sont traités, de sorte qu’une nouvelle pensée peut s’avérer utile pour aider les gens à surmonter leurs habitudes alimentaires compulsives.

D’où vient l’histoire?

L’étude a été réalisée par des chercheurs de diverses universités en Europe, y compris les universités d’Aberdeen et d’Edimbourg. Il a été financé par l’Union européenne.

L’étude a été publiée dans les revues Neuroscience et Biobehavioural revues par des pairs sur une base d’accès libre, donc il est libre de lire en ligne. Cependant, l’article en ligne qui a été publié n’est pas le dernier, mais une preuve non corrigée.

La couverture médiatique était juste, bien que l’article ait été traité un peu comme s’il s’agissait du dernier mot sur le sujet, plutôt que comme une contribution au débat. L’utilisation par le Daily Mail du terme «gorging» dans son titre était inutile, ce qui implique que la simple cupidité est à blâmer pour l’obésité pyélonéphrite. Ce n’était pas une conclusion trouvée dans la revue publiée.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Ce n’était pas un nouveau morceau de recherche, mais une revue narrative des preuves scientifiques de l’existence d’une dépendance à la nourriture. Il dit que le concept de dépendance alimentaire est devenu populaire parmi les chercheurs et le public, comme un moyen de comprendre les processus psychologiques impliqués dans le gain de poids.

Les auteurs de l’étude soutiennent que le terme «dépendance à la nourriture», qui fait écho à des termes tels que «chocaholic» et «fringales», a des implications potentiellement importantes pour le traitement et la prévention. Pour cette raison, disent-ils, il est important d’explorer le concept de plus près.

Ils disent aussi que la «dépendance à la nourriture» peut être utilisée comme une excuse pour trop manger, plaçant également la faute sur l’industrie alimentaire pour produire des soi-disant «aliments addictifs» riches en graisses et en sucre.

Que dit l’avis?

Les chercheurs ont d’abord examiné les diverses définitions du terme «dépendance». Bien qu’ils affirment qu’une définition scientifique concluante s’est révélée difficile à atteindre, la plupart des définitions comprennent des notions de contrainte, de perte de contrôle et de syndromes de sevrage. La dépendance, disent-ils, peut être liée à une substance externe (comme les drogues) ou à un comportement (comme le jeu).

Dans les catégories diagnostiques formelles, le terme a été largement remplacé. Au lieu de cela, il est souvent remplacé par «trouble d’utilisation de substances» ou, dans le cas du jeu, par «trouble de non-utilisation de substances».

Une conclusion classique sur la dépendance est l’altération de la signalisation du système nerveux central, impliquant la libération de produits chimiques avec des propriétés «enrichissantes». Selon les auteurs, ces produits chimiques peuvent être libérés non seulement par l’exposition à des substances externes, comme les médicaments, mais aussi par certains comportements, y compris l’alimentation.

Les auteurs décrivent également les voies neurales par lesquelles de tels signaux de récompense fonctionnent, avec des neurotransmetteurs tels que la dopamine jouant un rôle critique.

Cependant, les auteurs de la revue affirment que le fait d’étiqueter un aliment ou un nutriment comme étant «addictif» implique qu’il contient certains ingrédients qui pourraient rendre un individu dépendant. Alors que certains aliments – comme ceux riches en graisses et en sucre – ont des propriétés «gratifiantes» et sont très appétissants, il n’y a pas suffisamment de preuves pour les qualifier d’addictifs. Il n’y a aucune preuve que les substances nutritionnelles simples peuvent provoquer un «trouble d’utilisation de substances» chez les humains, selon les critères diagnostiques actuels.

Les auteurs concluent que «dépendance à la nourriture» est un abus de langage, proposant plutôt le terme «dépendance à l’alimentation» pour souligner la dépendance comportementale à l’alimentation. Ils soutiennent que la recherche future devrait essayer de définir les critères de diagnostic pour une dépendance à l’alimentation, de sorte qu’il peut être formellement classé comme un trouble addictif non-substance.

La «dépendance à l’alimentation» met l’accent sur la composante comportementale, alors que la «dépendance à la nourriture» ressemble davantage à un processus passif qui touche simplement l’individu, concluent-ils.

Conclusion

Il y a beaucoup de théories sur la raison pour laquelle nous mangeons trop. Ces théories incluent l’existence du «gène économe», qui nous a incités à manger chaque fois que de la nourriture est présente et utile en période de pénurie. Il y a aussi la théorie et «l’environnement obesogenic» dans lequel la nourriture dense de calorie est constamment disponible.

Il s’agit d’une revue intéressante qui fait valoir qu’en termes de traitement, l’accent devrait être mis sur le comportement alimentaire des gens – plutôt que sur la nature addictive de certains aliments. Il ne nie pas le fait que pour beaucoup d’entre nous, les aliments riches en graisses et en sucre sont très appétissants.

Si vous pensez que votre alimentation est hors de contrôle, ou si vous voulez de l’aide avec des problèmes de poids, c’est une bonne idée de visiter votre médecin généraliste. Il existe de nombreux régimes disponibles qui peuvent aider les gens à perdre du poids en adhérant à une alimentation saine et à l’exercice régulier.

Si vous vous sentez obligé de manger, ou que vous vous trouvez en train de grignoter malsain, pourquoi ne pas consulter ces suggestions d’échanges alimentaires qui pourraient être plus sains.