L’indépendance est la clé d’une meilleure réglementation

Les propositions du médecin en chef représentent un changement important par rapport aux principes de la réglementation professionnelle1. renoncer à la représentation médicale élue au Conseil médical général, retirer la majorité médicale et transférer la fonction d’arbitrage du GMC à un tribunal indépendant. Le GMC épouse désormais le concept de régulation indépendante plutôt que professionnelle. L’indépendance est fondamentale pour toute profession. Ni le public ni les praticiens ne sont mieux servis si la médecine ne peut rassembler ses propres preuves et son expertise contre un employeur quasi monopolistique et les rebondissements de la politique gouvernementale. L’indépendance n’est cependant pas un rempart suffisant. Les cinq principes d’une meilleure réglementation sont la responsabilité, la cohérence, la proportionnalité, la transparence et le ciblage.2 Donaldson propose que le GMC soit directement responsable devant le parlement, ce qui est le bienvenu. Le GMC doit rendre des comptes aux patients, mais il doit aussi maintenir une solide responsabilité envers la profession qui a fait campagne pour elle, qui s’y est soumise et qui l’a financée. Si, en tant que société, nous attendons des médecins qu’ils dirigent les développements et l’innovation dans les soins cliniques au profit des patients, nous devons faire preuve de prudence avant d’adopter une série de mesures qui pourraient gravement compromettre le sentiment d’appartenance des médecins à leur profession. Ce sentiment d’appartenance est essentiel, notamment pour s’assurer que les médecins se sentent à l’aise de faire part de leurs inquiétudes quant à l’aptitude d’un collègue à mener une enquête.