Patients infectés par le VIH: conseils sur l’utilisation de suppléments et de suppléments

De nombreux patients séropositifs utilisent des médecines alternatives et complémentaires (CAM) pour gérer leurs problèmes de santé. Cette population, à l’instar d’autres populations de personnes atteintes de maladies chroniques et qui suivent de nombreux traitements médicamenteux sur ordonnance, présente un risque élevé d’interactions médicamenteuses.

Les meilleures estimations indiquent qu’environ 67% des patients infectés par le VIH prennent des compléments alimentaires avec leur traitement antirétroviral.

Une équipe de pharmaciens de l’Université Touro à Vallejo, en Californie, et de l’Université Creighton à Omaha, au nord-est, ont préparé une étude sur l’utilisation de la MCP chez les personnes traitées pour une infection par le VIH. Publié dans le International Journal of STD and AIDS, cet article est un bon résumé des interactions CAM-médicaments connus qui nécessitent une surveillance.

Bien que la CAM englobe une variété de modalités thérapeutiques (par exemple l’acupuncture, la méditation, la guérison énergétique), les patients infectés par le VIH sont les plus susceptibles d’utiliser des compléments alimentaires. Ils se tournent vers ces produits pour améliorer leur qualité de vie, et parfois, parce qu’ils perçoivent que la MCP est moins susceptible de causer des effets indésirables que les antiviraux sur ordonnance.

Grâce à une revue systématique, les chercheurs ont mené une recherche rigoureuse d’informations.

Les implications cliniques de l’utilisation de CAM avec des antirétroviraux sont les suivantes:

Le carbonate de calcium et le fumarate ferreux peuvent causer un échec du traitement lorsqu’ils sont administrés avec les INSTI (elvitégravir, dolutégravir, raltégravir).

La griffe de chat et l’huile d’onagre inhibent CY3A4. Ces CAM ont le potentiel de provoquer un échec thérapeutique chez les patients qui prennent des inhibiteurs de la protéase, des INNTI ou des INSTI. L’huile d’onagre est également un inhibiteur du CYP 2-D 6.

Le gingko biloba, le chardon-Marie, le millepertuis et la vitamine C induisent le CYP3A4 et peuvent causer l’échec du traitement chez les patients qui prennent des inhibiteurs de protéase, des INNTI ou des INSTI.

Le sulfate de zinc, un agent chélateur, peut également provoquer un échec thérapeutique chez les patients qui prennent des inhibiteurs de la protéase, des INNTI, des INTI ou des INSTI.

Les chercheurs ont noté que d’autres CAM ont le potentiel d’interagir avec les antirétroviraux artérite des jambes. Ils n’ont pas été inclus dans la liste des produits de CAM qui interagissent avec certitude parce que peu de données sont disponibles.

Le potentiel d’interaction inconnu n’est pas le même que le potentiel d’interaction. Les chercheurs ont exhorté les fournisseurs de soins de santé à demander aux patients spécifiquement sur leur utilisation de CAM, et de suivre de près.